La charge mentale, les médias en parlent de plus en plus et c’est tant mieux !

 la charge mentale

Penser à tout, tout le temps, pour assurer le bon fonctionnement du foyer: « la charge mentale » pèse plus lourd pour les femmes que pour leur conjoint. Mais comment y remédier?

Le linge est rangé, le carnet de notes est signé, le loyer a bien été payé, il y a même une bouteille au frais, en cas de visite inattendue. Tout est bon, ou presque… Le fer, que vous avez laissé allumé par inadvertance, a brûlé la table à repasser. « Il fallait me dire que tu avais besoin d’aide! » dit votre conjoint.

Si vous êtes une femme, engagée dans une relation hétérosexuelle, cette scène a de grandes chances de vous sembler familière. Les listes, sur papier ou dans la tête, sont votre quotidien. Et même si le partage des tâches vous semble à peu près équitable dans votre couple, vous avez la sensation de devoir sans cesse vous organiser pour assurer le bon fonctionnement de votre foyer.

Le partage des tâches ménagères reste, encore aujourd’hui, l’une des démonstrations les plus flagrantes des inégalités hommes/femmes dans notre société. Inscrite au sein même des foyers, cette inégalité n’a que très peu diminué au cours des 25 dernières années. Selon l’INSEE en 2010, les femmes prenaient en charge 64% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales au sein des foyers. En 1985, ces taux s’élevaient respectivement à 69% et 80%.

Pour jongler entre travail domestique, travail parental et emploi (rémunéré), tout en conservant une vie sociale (qui passe souvent après), de nombreuses femmes sont forcées de s’organiser comme des professionnelles: « A la tête de véritable PME, elles doivent ainsi posséder de multiples compétences de gestion de stock, d’anticipation de crise (qui s’occupera des enfants en cas de grève des enseignants?) et d’organisation de planning, qui seraient louées en entreprise » note François Fatoux, ancien membre du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes.

Si nous voulons que ça change c’est à nous de lâcher prise et de laisser suffisamment de place à notre conjoint dans la gestion du quotidien.

Les hommes doivent apprendre à se sentir responsables de leur foyer, contrairement aux générations précédentes. Pour que cela change, il est possible d’être parfois absente, sans tout préparer et sans culpabiliser.

Pour ma part, j’ai fait une liste de toutes les tâches que je pouvais réaliser dans le quotidien du foyer et mon mari s’est prêté au jeu également. In fine force est de constater que la répartition des tâches est plutôt équilibrée. J’ai donc intérêt à garder mon mari en or sans lequel je ne pourrai pas faire autant de choses !

Je vous encourage à faire ce petit exercice qui a le mérite de mettre en exergue de manière très objective « la charge mentale » de l’homme et de la femme.

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